À un mois de l’anniversaire des événements de Fatima, qui touchent autant à l’éternel qu’au temporel, nous sommes en espérance de penser que, particulièrement en ce mois-là, ce « joli mois de mai » consacré à la Mère de Dieu, nous sommes en espérance de penser, dans la confiance et la joie, que la situation actuelle se réorientera très différemment : cela, bien entendu dépendra également de ce que nous oserons !
Prier, cela va de soi, car là est l’essentiel, même en matière de politique. Que nous ne soyons pas béatement à tout attendre du ciel ! Notre engagement intérieur doit être à la mesure de ce que chacun de nous attend dans l’impatience glorieuse de ceux qui se refusent à voir la France, Fille aînée de Qui vous savez, sombrer dans les bas-fonds d’une décadence morale et plus encore spirituelle des plus mortifère. (La situation sociale et économique dépend également de ce renouveau culturel : je voyais avant-hier un reportage sur les jeunes-gens se livrant à l’alcool en désespérés : l’épouvante m’a saisi devant la déchéance acceptée aussi aisément.)
La conversion à la dignité intérieure du rabbin Berheim est comme une colombe venant de sortir de l’Arche de Noë ! La décision d’avancer la saisie de l’Assemblée nationale pour « couper l’herbe sous les pieds » des marcheurs du Renouveau Civique des citoyens français, comme le signe d’une profonde angoisse régnant au Château élyséen ! Inavouée dans la parole présidentielle, mais ressentie par tout le peuple au vu des mouvements explicites qui surgissent de partout. Un peuple se lève et de ce surgissement, qui était impensable il y a quelques mois, nous pouvons espérer que sortira un cri vers Marie, la toute puissante sur le cœur de son Fils, vrai Homme et vrai Dieu, afin que soit sauvée, une fois de plus par elle, cette France qui porte encore en elle, en son plus profond désir, le message de vérité et d’amour. Que son intervention lors de la Bataille de la Marne en 1994 n’ait pas été en vain.
Ce qui est à demander, c’est ni plus ni moins que le renvoi de l’actuelle assemblée parlementaire afin que soient organisée aussitôt la consultation du corps électoral en son entier. Pas de référendum, qu’il serait facile de bidouiller, ne serait-ce qu’en posant une question mi-figue, mi-raisin : le meilleur des référendums sera de choisir une assemblée nouvelle : en espérant toutefois que les candidats indécis ou hésitants, les entre choux et chèvres, les adeptes du coup à droite du coup à gauche, les affidés des loges, les serviteurs des occultes, les partisans de la réduction de la France à l’état de gérante de chambres d’hôtes auront été virés des listes … Et que place sera faite à de nombreux nouveaux venus, surgis du plus profond de notre peuple, des hommes de foi, d’espérance et d’amour.
La France a grandement besoin de prendre le grand virage, et donc de retrouver des équipes de gouvernements dignes de ce nom : la dictature du sexe et de l’argent doit prendre fin, dans le respect de toute la personne de chaque être humain. Nous ne sommes pas des bestiaux ni des idolâtres, et tout homme doit retrouver sa dignité, qui ne se découvre pas dans les lupanars de la pensée ni dans les bouges de Pigalle et pas plus dans les salles de coffres des banques.
Dominique Daguet