Venu à Fatima canoniser deux des trois jeunes voyants à l’occasion du centenaire des apparitions de la Vierge Marie, le Pape François a dénoncé « cette indifférence qui nous gèle le cœur et aggrave notre myopie ». Il a considéré qu’en demandant à chacun l’accomplissement de son devoir d’état, « le ciel déclenchait une vraie mobilisation générale » contre une telle indifférence. Dans des termes vigoureux, le Saint-Père a lancé : « Nous ne voulons pas être une espérance avortée ! La vie ne peut survivre que grâce à la générosité d’une autre vie ».
Le Pape a déclaré saints les deux petits bergers pieux et illettrés Francisco et Jacinta, âgés l’un de 9 ans et l’autre de 7 ans au moment des apparitions de mai à octobre 1917. D’abord considérés comme… des fauteurs de troubles par les représentants locaux du gouvernement portugais alors anticlérical, ils furent momentanément mis au cachot, avant d’être libérés sous la pression populaire.
Morts très jeunes, ces enfants intrépides ont affirmé constamment que la Vierge Marie leur est apparue six fois tous les 13 du mois. Elle leur a délivré un message d’une importance capitale pour la paix et la liberté menacées par les germes de la haine, dans un contexte de violence guerrière récurrente. Un contexte périlleux qui n’a pas cessé de peser sur le monde, jusqu’en ce début de XXIème siècle : à peine le Pape François revenu de son pèlerinage d’artisan de paix à Fatima, le jeune potentat de Corée du Nord, se distinguant parmi d’autres trublions internationaux, déclenchait un nouveau tir de missile balistique, en signe de défi à ses voisins d’Extrême-Orient et à l’Occident…
Comme l’ont déjà souligné en particulier les Papes Jean-Paul II et Benoît XVI, le message de Marie à Fatima reste d’une pressante actualité dans sa « mission prophétique », avec ses appels à la prière et à la conversion. A bon entendeur…