En fin de compte(s), avec un score évalué hier soir à 53,6% des voix, c’est le candidat « vert » ex-écologiste Alexandre Van der Bellen, un intellectuel de centre-gauche âgé de 72 ans, qui l’emporte aux élections présidentielles en Autriche, devant celui du parti « populiste » issu de l’extrême-droite d’après-guerre, Norbert Hofer.
Celui-ci, un ingénieur quadragénaire, voulait un meilleur contrôle des frontières de Schengen, un rapprochement géopolitique assez logique de son pays avec le groupe de Visegrad (Hongrie, Pologne, République tchèque et Slovaquie) et s’était déclaré hostile aux sanctions contre la Russie.
Est-ce le statu quo qui l’emporte, de manière à soulager Bruxelles ? Il est peut-être trop tôt pour le dire : modération ne veut pas dire immobilisme.
Pour aller plus loin :
- Affaire S H contre Autriche: une victoire majeure pour la famille et la souveraineté des Etats devant la Cour européenne des droits de l’homme.
- Le Président, le pape et Le Livre vert
- Vert extrême
- Un mauvais conseil: « votez pour l'homme pas pour le parti.» (à propos des élections sénatoriales américaines)
- Ségolène Royal bouscule le tabou « vert » de l’Eco-taxe